Any Trouble en vinyle ou CD d'occasion (collector)
Quelques exemplaires d’un même pressage britannique de maxi 45 tours sont posés sur le comptoir. Même numéro de catalogue, même année, même label. Pourtant, chacun raconte une histoire légèrement différente à travers ses traces d’usure. Pour le chineur en quête de la version ultime de « Touch And Go » d’Any Trouble, tout se joue dans le sillon et dans la marque circulaire (ring wear) laissée par le disque sur la pochette.
Touch And Go – Maxi 45T (Réf. 12EA 154)
Premier exemplaire de ce pressage UK EMI America 1983. La pochette affiche un VG franc : l’anneau d’usure (ring wear) est visible, témoin d’un stockage vertical serré ou d’une manipulation répétée. Un autocollant (sticker) subsiste, souvent promotionnel ou prix d’époque, ajoutant une patine historique mais fragilisant le carton au retrait. Le vinyle, noté VG+, promet une écoute solide. Sur ce grade, on attend un fond de sillon propre, quelques craquements légers sur les passages calmes de l’intro, mais une dynamique préservée sur le refrain accrocheur de Clive Gregson. C’est l’exemplaire “lecture quotidienne”, celui qu’on pose sur la platine sans trembler.
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Touch And Go – Maxi 45T (Réf. 12EA 154)
Second pressage identique, même matrice EMI America. L’état général mime le premier : pochette VG avec ring wear et résidu de sticker. Le disque est coté VG+. La constance de ces grades sur plusieurs exemplaires suggère un lot provenant d’une même collection ou d’un même bac de disquaire britannique. Pour le collectionneur, c’est l’opportunité de comparer deux pressages “jumeaux” : vérifier le dead wax, la profondeur de gravure, la présence ou non de marques de pressage (pitting) invisibles à l’œil nu mais audibles. Le mix “Extended” ou “Dance” (selon la face B) mérite ce scrutin.
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Touch And Go – Maxi 45T (Réf. 12EA 154)
Troisième itération du 12 pouces UK. La description précise VG pour la pochette et VG pour le disque (vg/vg+ noté dans le détail). Ici, le vinyle a davantage vécu. Grade VG oblige : on s’attend à des marques de surface plus franches, un background noise plus présent, peut-être une rayure fine traversant un sillon sans sauter. L’écoute sera “vivante”, brute, typique du rock/pop britannique des early 80’s sur support analogique fatigué. La pochette porte les mêmes stigmates (ring wear, sticker). Un exemplaire pour l’archiviste qui veut documenter l’usure réelle d’un maxi single grand public de 1983.
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Nettoyer un vinyle VG sans l’abîmer
Face à des disques notés VG ou VG+, le nettoyage à sec (brosse carbone) ne suffit plus. Préparez une solution distillée (eau déminéralisée + quelques gouttes de surfactant type Kodak Photo-Flo ou produit dédié). Appliquez au pinceau microfibre en suivant les sillons, rincez à l’eau déminéralisée pure, séchez verticalement sur un support aéré. N’utilisez jamais d’alcool isopropylique pur sur des pressages EMI des années 80 : il attaque le liant PVC et fige la poussière dans le sillon. Un disque VG bien lavé gagne souvent un grade à l’écoute.