Anno Domini en vinyle ou CD d'occasion (collector)
Deux exemplaires d’un même pressage français, deux états de conservation distincts pour un disque qui résonne comme une pièce maîtresse du rock progressif hexagonal des années 80. Anno Domini, formation nantaise culte, a gravé Not On Tablets Of Stone dans l’urgence et la ferveur d’une scène underground alors bouillonnante. Ce LP, référencé JV 3303 sur le label CDF, porte les stigmates d’une époque où l’autoproduction rimait avec authenticité brute. La présence d’un insert dédicacé par plusieurs membres transforme ces copies en véritables reliques, témoins tangibles du passage du groupe. Le pressage France de l’époque, souvent plus confidentiel que ses homologues anglo-saxons, offre une dynamique sonore particulière, sèche et percutante, loin des standards lissés des majors. Pour le collectionneur averti, la chasse à ce titre précis — souvent introuvable en état correct — relève du graal. La matrice gravée dans le sillon de sortie, le grain du carton de la pochette simple, l’odeur du vinyle d’époque : tout concourt à faire de cet album un marqueur identitaire fort du patrimoine rock français.
Not On Tablets Of Stone – Pressage France CDF Insert Dédicacé VG+/NM
-> Découvrir : Not On Tablets Of Stone (33T)
Cet exemplaire affiche une fiche technique sans concession : une pochette notée VG+ selon la grille Goldmine, marquée par un ring wear (usure d’anneau) visible, témoin assumé d’un stockage vertical serré durant des décennies. Le carton a vécu, il a respiré, il a protégé le disque. En contrepartie, le vinyle lui-même atteint un état Near Mint (NM), frôlant la perfection. Surface miroir, absence de micro-rayures, sillon de sortie propre : la lecture s’annonce silencieuse, préservant l’intégrité des parties acoustiques délicates et l’attaque des guitares typiques du son CDF. L’insert original, pièce manquante sur 90 % des copies croisées en brocante, est présent et porte les signatures manuscrites de plusieurs musiciens. L’encre a légèrement bruni, scellant l’authenticité de l’objet. C’est l’archétype du disque « player’s copy » idéal : une pochette honnête qui assume son âge, un disque neuf de stock pour une écoute référence, et la provenance signée qui ancre l’objet dans l’histoire du groupe.
Not On Tablets Of Stone – Second Exemplaire VG+/M- Insert Signé
-> Découvrir : Not On Tablets Of Stone (33T)
Le second pressage proposé partage l’ADN identique — même matrice, même label CDF, même insert dédicacé — mais présente une nuance d’état subtile pour le collectionneur pointilleux. La pochette reste en VG+ avec ce ring wear caractéristique, marque de fabrique des pochettes simples non gainées de l’époque. Le disque est gradé M- (Mint Minus), une marche technique sous le NM du premier exemplaire. Concrètement, cela implique la possible présence de quelques micro-marques de manchon (sleeve marks) infimes, invisibles à l’œil nu sous éclairage rasant, mais détectables à l’inspection minutieuse. Sur platine, le silence de surface restera exemplaire, la dynamique préservée. L’insert dédicacé accompagne cette copie, doublant la valeur historique du lot. Avoir deux états de pressage quasi identiques côte à côte permet une chose rare : comparer l’usure réelle du carton face à la résilience du sillon, et choisir selon sa priorité — l’esthétique parfaite de la galette (premier exemplaire) ou une marge de négociation potentielle sur un disque techniquement irréprochable mais « seulement » M-.
Protéger les inserts signés : le protocole archive
La présence d’inserts dédicacés au feutre ou au stylo bille sur ces pressages CDF impose une règle d’or : ne jamais laisser l’insert à l’intérieur de la pochette d’origine. L’acidité du carton, le frottement statique et l’humidité résiduelle font migrer l’encre ou jaunissent le papier bien plus vite que le vinyle ne s’use. Sortez l’insert, glissez-le dans une sous-pochette en polypropylène cristal (format 30x30 cm, sans PVC), et rangez cette pochette à côté du disque dans la pochette principale, ou mieux, dans une boîte d’archivage dédiée aux documents papier. Pour le vinyle, une sous-pochette intérieure antistatique en polyéthylène haute densité (type Mobile Fidelity ou Diskeeper) est non négociable : elle évite les paper scuffs (micro-rayures de papier) que les pochettes papier d’origine infligent inévitablement à chaque insertion. Stockez le tout verticalement, sans compression excessive, dans une pièce à hygrométrie stable (45-50 %). C’est la seule assurance-vie pour que les signatures d’Anno Domini traversent les trente prochaines années sans pâlir.